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Daniel Pennac
(de son vrai nom Pennacchioni, ascendances corses) est un ancien
cancre devenu professeur de français !...
« Le
cancre que j’étais m’a toujours dit : "Tu
es devenu prof grâce à moi !" Il a raison. Grâce à lui, je
connais la douleur de ne pas comprendre. »
Nul jusqu’en
terminale, il "explose" littéralement après le bac, après des
redoublements et des années de pensionnat. Amoureux – et aimé -, il
met les bouchées doubles : licence et maîtrise de lettres, premier
roman. Mais ni CAPES ni agrégation. « Une maîtrise et basta : le
minimum vital du professeur. Petit prof, papa ! »…
… Son père,
qui, lui écrivant quand il obtint son premier poste, adressa la
lettre à :
« Monsieur
Daniel Pennac, professeur »…
… Sa mère qui,
fêtant ses 100 ans, alors qu’il a lui-même dépassé la soixantaine,
demande à son frère, inquiète : « Tu crois qu’il s’en sortira un
jour ? »
« Je dois
reconnaître, dit-il, que mes parents ont fait preuve d’une
constance incroyable en me maintenant, malgré moi, dans un cursus
scolaire long. »
Mais cela
n’aurait pas suffi s’il n’avait rencontré des « profs sauveurs ».
Et ce livre
est à la fois un hommage à ces professeurs-là – et à tous ceux qui
lui ressemblent -, et une analyse du cancre, de sa douleur, de son
désespoir, de son sentiment d’exclusion.
Ce sont aussi
de multiples expériences vécues de son passé de cancre puis de
professeur, de ratages et de réussites ; c’est une analyse de
l’échec scolaire d’aujourd’hui et d’hier –, de ses causes et
de ses racines, et une tentative pour en trouver les remèdes.
On peut y
trouver une certaine démagogie, être parfois un peu agacé par un
certain contentement de soi, trouver certains procédés pédagogiques
contestables.
Mais le
maître-mot de ce livre est l’AMOUR : « Sortir du coma une
ribambelle d’hirondelles fracassées. »
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