Né à Paris en 1947, il est attiré par l’histoire de
l’Egypte ancienne. Muni de ses diplômes de lettres et d’histoire de l’art,
et d’une thèse d’égyptologie, il apprend seul à traduire et à tracer les
hiéroglyphes. Il connaîtra son premier succès avec Champollion
l’Egyptien.
Il accumule une documentation importante, écrit
beaucoup. En face, des admirateurs, des détracteurs. Déclaration, très
nuancée, d’un égyptologue, celle de Jean Yoyotte, professeur au Collège de
France : « Christian Jacq se réclame d’une tradition ésotérique, c’est
indéniable, et ses livres sont orientés dans la perspective d’une
révélation. »
L’Empire des ténèbres
A Avaris, sa capitale, Apophis, chef des Hyksos règne
en maître tyrannique, cruel, entouré de personnages troubles et aussi
cruels. Khamoudi, le contrôleur général et Yannas, l’amiral de la flotte
sont entourés de partisans (ou courtisans) corrompus, sans compter les
épouses qui se livrent, elles aussi à des exactions épouvantables.
A Thèbes, Téti, la petite veuve du dernier pharaon, vit
cloîtrée, entourée de personnages falots et corrompus. Mais sa jeune fille
Ahotep, âgée de dix-huit ans, décide de résister. Malgré le danger, elle
va demander à la déesse Mout (déesse-vautour deThèbes associée à Amon) sa
force représentée par un sceptre d’or, et l’obtient. Elle épouse Séqen, un
simple jardinier courageux et fidèle dont elle fera un pharaon. Elle a
deux enfants, Hamès et Amosé.
Déguisée en paysanne ou en femme de marin, elle
n’hésite pas, avec Séqen, à se déplacer pour contacter des îlots de
résistance. Elle est aussi aidée par deux personnages, le Moustachu et
l’Afghan. Pendant ce temps, elle forme une armée de libération dans une
base secrète. Au cours d’une bataille, ses soldats sont désorientés par un
ennemi inconnu : la charrerie, c’est-à-dire des chars tirés par des
chevaux (animaux peu connus). Au cours de cette bataille, Séquen meurt
atrocement défiguré (pp.338-339).
La guerre des Couronnes
A Avaris, Apophis règne toujours avec la même cruauté.
Il détruit la culture égyptienne, entre autre les tombes. Les vieillards,
les veuves récalcitrantes sont envoyés dans des camps insalubres où les
rejoindront plus tard les opposants, les propriétaires spoliés de leurs
troupeaux, dont les survivants deviendront des précieux résistants pour
les Egyptiens. L’amiral Jannas doit contenir avec une partie de ses
troupes une révolte en Anatolie. Pendant ce temps, Hamès est couronné
pharaon et continue la lutte avec sa mère ; ils prennent Coptos, au nord
du Nil. Comprenant que les Nubiens au sud, alliés des Hyksos peuvent être
dangereux, ils se tournent vers le sud et prennent la forteresse de
Gebelein, Elkale, Edfou, Eléphantine où ils trouvent le Tour du potier mis
en place par le dieu Khnoum (dieu-bélier ayant façonné l’humanité), qui
aurait construit la voûte céleste et soutenu le firmament.
Ils passent deux cataractes (p.143) et s’arrêtent à
Bouhen. Ils craignent un piège à Kerma et repartent donc vers le nord,
prennent Abydas. Ils ont renforcé de lamelles de bronze leurs boucliers,
les cuirasses et les pointes de flèches.
Ils envahissent Néfrousy et Hermopolis grâce à un
stratagème et se dirigent vers Fayoum, oasis de verdure et de paix qu’Apophis
voulait détruire en pratiquant la politique de la terre brûlée et en
assasssinant tous les habitants qui demandaient l’aide des Egyptiens.
Fayoum est sauvé. Ils s’approchent de Memphis, puis d’Avaris, mais Hamès
est malade et le retour à Thèbes est décidé. C’est alors qu’on pense qu’un
traître sévit dans les rangs : Ahotep échappe à un empoisonnement, mais
pas Hamès qui meurt .
L’épée flamboyante
Ahotep refuse toujours d’être couronnée pharaon et
prépare son plus jeune fils Amosé âgé de douze ans à remplir ce rôle.
Après avoir reconquis une partie du Sud, elle ne rêve que de reprendre
Avaris, c’est-à-dire le delta.
Là Apophis continue son règne despotique avec l’aide de
son intendant Khamoudi et la terrible dame Abéria : assassinats raffinés,
camps, drogue …, tout en amassant une énorme fortune.
Amosé est sacré pharaon. Avec ses soldats, il cerne
Memphis. Ils forment une flotte puissante à Port de Hamès et réussissent
ainsi à libérer Memphis, mais le but reste Avaris où Apophis est assassiné
par Khamoudi.
Les Egyptiens profitent de l’aide de révoltés, de
petites insurrections parmi les prisonniers, et surtout d’un miraculeux
tremblement de terre qui détruit la citadelle et épargne les alentours.
Avaris est conquise. Khamoudi fuit en Nubie où il est poursuivi.
Cet épisode ressemble à une épopée par son panache et
un vent de liberté, mais aussi d’horreurs et de suspense, car on ne révèle
qu’à la fin l’insoupçonnable espion qui renseignait les Hyksos et avait
déjà assassiné Sequen et Hamès.